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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 00:00

Alerte a la pénurie

ou l'hiver de la civilisation moderne

 

 

Nous avons vu dans notre dernier article que plus de 26 matières premières risquaient à manquer dans les prochaines décennies et non des moindres comme le pétrole, l'uranium, le cuivre, le phosphore. Pendant deux siècles nous avons assistés à un gaspillage sans précédent, si aucune alternative n'est trouvée nous assisterions à une grave économique faisant flamber les prix, ou les pays les plus riches s'arracheraient les dernières réserves de minerais, entraînant des conflits armés au niveau de la planète. Avec la disparition des mines de phosphate les rendements agricoles chuteront, la population souffrira de malnutrition, la famine s'installera faisant de centaines de milliers de morts. C'est le scénario catastrophe qui risque de nous arriver. Les optimistes pensaient que notre terre pouvait supporter 30 milliards d'habitants, leur rêve risque de s'effondrer plus rapidement qu'il ne le pense. Quels seraient les solutions pour atténuer le manque de matières premières. Je vous propose les pistes qui sont envisagées par Science et Vie.

 

Avant cet effondrement une pensée aux employés d'Arcelor Mittal.

Le site de Gandrange avant le passage du Hérault

(Ce n'est pas risible)

l_arcelor.jpg

 

 

Le Mensuel Scientifique a mis une citation de Paul Valéry au début de cette partie d'article qui donne le ton sur ce qui risque de nous arriver.

''Le temps du monde fini commence. ''

Ecrite en 1931, la phrase de Paul Valéry paraît aujourd'hui d'une violence assassine. C'est que l'humanité sort de deux siècles de développement euphorique, deux siècles d'une apparente abondance, et de gaspillage insensé dont les stigmates apparaissent dans l'inventaire de la Terre que nous avons réalisé Tout laisse maintenant à penser que l’apparition du manque est inéluctable. A quelle échéance? Nul ne le sait précisément. Hugo Bardi, chercheur en chimie à l'université de Florence, admet 'l'absence de modèle quantitatif qui permette de prévoir la date de l'apparition d'une pénurie ''. Pour autant, insiste t-il, ''cela ne doit pas nous empêcher d’établir des plans de bataille pour nous y préparer '' ! Pour autant le choc promet d'être rude, justifiée l'économiste Dennis Meadows, auteur en 1972 du célèbre rapport "Halte à la croissance?'' du Club de Rome: ''Tout au Jong de son histoire, l'espèce humaine a été confrontée à ses limites, mais les taux d'épuisement étaient jusqu'alors faibles, et les conséquences locales. L'idée que toute la civilisation pourrait être changée, en quelques décennies, par la rareté croissante de quelques matériaux est très récente. '' Face à cette évidence, une poignée de chercheurs planche déjà sur des parades, quitte à ce quelles paraissent aujourd'hui farfelues...ou désespérées.

Les solutions envisagées par Sciences et vie serait :

1er) Creuser à de grandes profondeurs.

Nous n'avons encore exploité que les couches les plus superficielles de la croûte terrestre, et il est envisageable de creuser des mines jusqu'à deux ou trois km de profondeur. Encore faut il s'assurer que le minerai se trouve bien à cette profondeur en quantité suffisante sous peine d'avoir des forages non rentable. Autre possibilité du même ordre et aussi compliqué ramasser les nodules polymétalliques qui se trouvent au fond des mers. Un projet débutera en 2014 en Nouvelle Papouasie

 

Le site de Gandrange après le passage du Hérault

l_arcelor4.jpg

 

2ème) Le recyclage .

Le moindre immeuble ou câble sous-marin constituerait alors gisement pour l'avenir. Sauf que, ce n'est pas aussi simple, la miniaturisation toujours plus poussée des composants électroniques rend difficile la récupération des métaux rares dont ils sont recouverts si des techniques existent pour y parvenir, elle reste à développer. '' Songez aussi à tous ces métaux rares (zinc, cobalt) disséminés dans les encres, les détergents, les pesticides , les pâtes dentifrice... qui semblent après usage perdus pour l'humanité. Quoi qu'il en soit, la récupération des métaux dispersés à tout vent s'annonce comme un défi colossal, et sûrement comme un créneau d'avenir. Y compris lorsqu'il s'agit de récupérer de microscopiques poussières .

 

3ème) Les produits de substitutions

Ou comment remplacer une matière première en danger par une autre aux propriétés semblables. Cette stratégie a déjà fait ses preuves ; quand la récolte d'huile de baleine qui servait à l'éclairage a ralenti au milieu du XIX siècle, l’homme s'est tourné vers le pétrole du sous-sol. De la même façon, surexploité, le guano d'Amérique du sud riche en phosphore) A t'il été remplacer par le minerai de phosphore...Sauf que la croyance en une substitution perpétuelle est naïve: la nature n'est pas si flexible et la Terre a été explorée de long en large. En clair, les possibilités de substitution aussi avantageuses que par le passé s'amenuisent..

4ème) Les produits de synthèses.

Quant aux produits de synthèses, tel le caoutchouc artificiel produit par la pétrochimie, les possibilités sont là aussi limitées: ''Par définition, i1 n'est pas possible de synthétiser un élément chimique en tant que tel. On ne peut pas fabriquer du cuivre. '' En la matière, la seule solution consiste à chercher un remplaçant dans le tableau de Mendeleïev. Pas si simple quand il s'agit de trouver un élément plus abondant, capable d'offrir des performances comparables à un coût énergétique raisonnable illustration Le métal argent a beau être meilleur conducteur que le cuivre, sa rareté l'empêche de le remplacer dans des applications aussi banales que les câbles électriques. Plus généralement, au vu de la surexploitation actuelle du tableau de Mendeleïev, le nombre de substituts capables de répondre à une nouvelle demande se réduit comme peau de chagrin.

5ème) La nécessiter d'inventer 

Il reste tout de même quelques valeurs sures. Le fer par exemple. ''A l'avenir, l'humanité devra s'appuyer sur les éléments les plus abondants de la croûte terrestre qui semble être les éléments chimique de l'espoir. 99,23 % du sous-sol est constitué par seulement 12 espèces (dont le fer, aluminium, le silicium et le magnésium).

Aussi élégant soit-il, ce choix de société ne sera pas forcément facile à assumer. Car si l'abondance est au rendez-vous, les performances ne le seront pas toujours. L'aluminium peut fort bien tenir le rôle du cuivre, mais au prix de performances 40 % moindres et d'une production trois fois plus gourmande en énergie. Et puis: comment se passer de l'apport de tous ces petits métaux exotiques dont les propriétés uniques (optiques, thermiques, électriques...) sont à l'origine des produits efficaces et légers que nous connaissons ? Un début de réponse sortira peut-être des intenses efforts de recherche menés aux États-Unis et au Japon pour s'affranchir des terres rares chinoises dans la composition des aimants haute performance. Les premiers résultats étant loin d'être ridicules.

 

D'ici là, bienvenue dans l'ère de la rareté, du manque et des carences. En espérant que l'inventivité humain e ne soit pas, elle, menacée de pénurie...

Tels sont les pistes et la conclusion que nous donne Science e vie, l'avenir nous le dira.

 

Je souhaite à toutes et à tous une excellente semaine. Dan


 

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Published by France Dan - dans année 2012
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commentaires

celange 14/12/2012 11:59


coucou dan vi c'est effrayant et nous ne réalisons même pas à quel point nous allons droit dans le mur pfff bonne journée bisous à+

stopdidine 09/12/2012 08:05


Très bon article, je te souhaite un bon dimanche, bises

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